Manger

Mercredi 1 novembre 2006

Le 12 septembre j'écrivais :

Le vinaigre au Etats-Unis (en particulier le vinaigre de cidre) est dégueulasse. Il est très acide et paradoxalement il n'a pas de goût. On a l'impression d'assaisonner sa salade avec du vinaigre d'alcool coupé à l'eau. Bien sûr on peut toujours trouver à New-York des vinaigres d'import, mais ceux-ci ne seront jamais bio et en plus ils seront toujours chers. La solution ? Faire son vinaigre soi-même...

Au fil de mes lectures, il y a quelques années, j'avais trouvé quelques pistes que je vous expose ci-dessous.

La méthode pelure-trognon :
Elle consiste à récupérer le trognon et les pelures de pommes bio (non cirées évidemment), de les mettre dans un pot contenant de l'eau, de recouvrir ce dernier d'un torchon et de laisser macérer et fermenter un ou deux mois dans un endroit chaud et à l'ombre de la cuisine. Lorsque la mère s'est formée (vous savez cette substance visqueuse, épaisse et foncée qu'on trouve parfois dans les boutelles de vinaigre), on filtre et on met en bouteille. La mère devrait pouvoir, par la suite, transformer de l'eau toute simple en vinaigre de cidre.

La méthode jus centrifugé :
Dans celle-ci, les pommes bio sont passées à la centrifugeuse de façon à récupérer leur jus. Ce dernier est mis à macérer dans les mêmes conditions (1-2 mois, dans un coin chaud et sombre, avec juste un torchon sur le pot). Après filtrage, la mère est récupérée pour continuer la production de vinaigre, mais cette fois-ci à partir de jus de pomme et non plus d'eau.

Ce que mes parents en disent :
Ils n'ont jamais essayé de faire du vinaigre de cidre, mais ils ont beaucoup d'expérience dans la "vinaigrification" du vin. Or, ils ont un truc pour aider la mère à se former : ils déposent dans leur vinaigrier (mais n'importe quel pot ou tupperware peut faire l'affaire) deux ou trois coquillettes (mais n'importe quelle autre pâte devrait également fonctionner, le rapport surface/volume est juste particulièrement intéressant dans la coquillette). Et là, le processus très aléatoire de formation de la mère devient quasi-certain. Un peu comme le grain de sable dans l'huître qui permet à la perle de se former.

Forte de ces indications, je suis revenue de Normandie avec une demi-douzaine de pommes du jardin qui n'ont jamais vu la moindre molécule de pesticide. Pas besoin de revenir en France pour trouver la matière première, car le Nord-Est des USA regorge de vergers et la production de pommes bio locales n'est plus marginale. Il y a notamment un stand très bien achalandé, où les pommes ne sont pas cirées, au marché de Union Square (vendredi et samedi toute la journée).
Je vais essayer un mélange des trois méthodes : je vais éplucher et vider mes pommes, puis je vais faire du jus avec leur chair. Je mettrais le tout (épluchures, trognon et jus) dans un pot avec des coquillettes. Et je laisserai macérer jusqu'à ce qu'une mère apparaisse. Ensuite, je diviserai la mère en deux, de façon à tester la formation de vinaigre à partir d'eau et à partir de jus de pomme. Bien sûr, je vous tiendrai au courant de mes découvertes.

Un mois et demi plus tard, c'est à dire le 28 octobre, je constate :

Après avoir veillé attentivement ma mixture pendant un mois et demi et rajouté de l'eau régulièrement pour maintenir les pelures immergées, je ne peux que me rendre à l'évidence, c'est un échec. Non pas que la fermentation acétique n'aie pas eu lieu, au contraire, l'odeur de vinaigre qui se dégage du pot et la formation d'une pellicule transclucide blanchâtre en surface (la mère ?) atteste que du vinaigre s'est bien formé... Mais l'odeur de fruit pourri qui se superpose me prouve également que le mélange s'est aussi gentiment putréfié. Mon père m'a suggéré de remplacer le torchon par un vrai couvercle, dès que l'odeur délétère est apparue, mais ça n'a rien empêché du tout. Bref, un coup dans l'eau.

Par contre, je ne renonce absolument pas à fabriquer mon vinaigre moi-même. Je vais juste rationnaliser mon approche. Je viens d'acheter un livre d'Anne Lavédrine, Les vertus du vinaigre. J'ai choisi cet ouvrage parmi beaucoup d'autres qui traitent du même sujet, car dans celui-ci l'auteure consacre un chapitre entier aux méthodes pour fabriquer soi-même son vinaigre. Je suis en train de le lire et le contenu m'a l'air rigoureux. Je m'en inspirerai donc pour ma prochaine tentative.

Affaire à suivre...

Par Loussaille
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Lundi 13 novembre 2006

Suite à mes déboires avec mon pot de pelures de pommes, je me suis documentée. J'ai lu Les vertus du vinaigre par Anne Lavédrine :

Et, outre le fait que j'en ai appris un rayon sur les vertus thérapeutiques et cosmétiques du vinaigre de cidre (pour les usages domestiques du vinaigre d'alcool, j'étais déjà bien au courant grâce à ce post de Raffa), je sais maintenant pourquoi ma tentative n'a pas marché...

Je vais d'abord revenir sur quelques idées reçues :
- La méthode dont je me suis inspirée et selon laquelle il suffit d'exposer du cidre (ou tout autre liquide alcoolisé) à l'air libre et d'attendre que l'acétification (= la transformation en vinaigre) se fasse, et bien cette méthode, bien que théoriquement possible, est par trop aléatoire, car il y a beaucoup plus de chance de voir se développer une méchante bactérie appelée "fleur de fin" qui fait pourrir le liquide, plutôt que les gentilles bactéries appelées acétobacters.
- La mère de vinaigre, c'est à dire le blob gélatineux qui se dépose au fond des vinaigriers et parfois des bouteilles, n'est pas ce qui génère l'acétification de l'alcool. En réalité, c'est le voile mycodermique présent EN SURFACE du vinaigre qui, grâce à sa localisation entre le liquide et l'air, transforme l'alcool en acide acétique (et toc !). La mère, elle, est privée d'oxygène puisque totalement immergée, elle a donc tendance à consommer celui présent dans les molécules d'acide acétique, c'est à dire qu'elle dégrade le vinaigre...
- Un mauvais vin ou un mauvais cidre de départ ne donnera jamais un bon vinaigre car celui-ci conservera une partie du goût de l'alcool dont il est issu. Donc, inutile de recycler vos cidres bouchonnés et vos piquettes.

Maintenant passons à la fabrication du vinaigre maison :

1.- Production du voile mycodermique
Mélanger dans un verre 1 volume de cidre et un volume de bon vinaigre de cidre. Placer le verre dans une pièce chaude et aérée. Le voile mycodermique devrait se former en quelques jours (entre 2 et 5).
ndla : c'est le serpent qui se mord la queue puisque pour avoir du vinaigre, il faut déjà avoir... du vinaigre. En même temps, pour faire le yaourth, il faut déjà avoir du yaourth. Le problème, c'est que justement, je n'ai pas réussi à trouver de bon vinaigre aux USA. Peut-être que je n'ai pas bien cherché, car comme le Nord Ouest est une région de production de pommes, ça m'étonnerait qu'ils n'aient pas aussi développé une production de vinaigre de cidre digne de ce nom...

2. - Production du cidre
Car pour faire du vinaigre de cidre, il faut du cidre (si vous avez la flemme, vous pouvez toujours l'acheter, mais évitez les machins filtrés-pasteurisés).

pomme qui brille
Eplucher des pommes mûres (mais pas trop) et les épépiner. Hacher la chair au robot puis presser à travers un torchon propre pour récupérer le jus. Ajouter un sachet de levure boulangère par litre de jus de pomme. Mélanger puis verser dans un pot de terre ou de verre recouvert d'un autre torchon propre. Laisser reposer deux semaines. Filtrer avec un filtre à café non chloré.

3.- Rectification de la teneur alcoolique du cidre
Si votre cidre titre moins que 8,5°, il vaut mieux lui ajouter de l'alcool neutre à 96° de façon à atteindre 8,5° qui est la teneur idéale pour l'acétification. Pour ceux comme moi qui n'ont pas d'alcoomètre (et ne comptent pas en acheter), un cidre maison titre environ 6°. Cette opération est néanmoins optionnelle même si elle augmente les chances de succès de l'entreprise.

4.- Production du vinaigre de cidre
Verser le cidre dans un vinaigrier avec 1/3 de bon vinaigre et déposer à sa suface un fragment de voile mycodermique. En quelques semaines, le cidre se sera transformé en vinaigre. Il ne restera plus qu'à récupérer le voile, filtrer le vinaigre et le mettre en bouteille.

C'est nettement plus complexe que je n'imaginais, du coup, je me demande, si je ne vais pas tout simplement consommer directement le bon vinaigre (puisque de toute façon je suis obligée d'en acheter si je me lance dans la production de vinaigre maison).

                                          cuisinier goûte la soupe

Bigre, bigre, question délicate...

Par Loussaille
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Mercredi 6 décembre 2006

  tomate exercice champignon qui oscille orange danse
Vous venez d'arriver à New-York et cherchez à prendre vos marques en matière de nourriture saine ou bien vous êtes ici depuis longtemps mais souhaitez donner un tour plus "vert" à votre alimentation ? Alors cet itinéraire est fait pour vous...

Un quartier de Manhattan regroupe plusieurs options d'approvisionnement à la fois : il s'agit de Union square et de son proche voisin l'East village (rebaptisé parfois Eats village, eu égard à la profusion de commerces d'alimentation, de canti). Faisons ensemble un petit tour des lieux...

Comment y aller ?
Là, vous avez l'embarras du choix. Le mieux est d'y aller à pied si vous n'habitez pas loin car Downtown Manhattan se prête particulièrement bien à la déambulation. Vous pouvez aussi opter pour le bus ou le métro et déscendre à la station 14 St - Union Square (lignes L N R Q W 4 5 6). Mais dans tous les cas n'oubliez pas votre shopping cart (caddy à roulettes), vous en aurez besoin... Smilie fait ses courses Si vous n'êtes pas familier de la géographie des lieux, vous éprouverez peut-être le besoin d'emmener un plan, auquel cas je vous suggère d'imprimer ou de recopier le plan suivant.

Quoi visiter ?
1.- Le Farmer market
Au nord ouest de la place de Union Square, se tient en plein air tous les lundis, mercredis, vendredis et samedis, de 8h à 18h, un marché fréquenté uniquement par des producteurs locaux, dont certains pratiquent l'agriculture bio (organic farming). Si vous venez d'Europe, la taille du marché vous fera rire, mais gardez bien dans un coin de votre tête qu'il s'agit d'un des plus gros marché des Etats-Unis et que, contrairement aux marchés français où les deux tiers des étals sont occupés par des revendeurs qui achètent leurs produits à Rungis, à Union square il n'y a que des producteurs qui écoulent eux-mêmes leur production. Et toc ! Il y a donc peu de chance que vous trouviez mieux...
Je recommande tout particulièrement les pommes car elles viennent de vergers locaux, sont bios, proviennent de variétés qu'on ne trouve pas en supermarché et ne sont pas cirées (en plus leur prix est raisonnable).pomme qui brille

2.- Le supermarché Whole Food
Au sud de la place de Union Square, et plus exactement au 40 east 14th Street, se trouve le supermarché Whole foods. Il s'agit d'un maillon particulièrement représentatif d'une chaîne de supermarchés tournée vers le naturel et l'écologie. Ils proposent notamment des produits bio et des produits provenant d'exploitations locales. La taille conséquente du magazin leur permet d'acheter de très grosse quantités et de les vendre à des prix planchers, en particulier dans les gammes 365 Everyday Value et 365 Organic Everyday Value, dans lesquelles vous trouverez les basiques de l'épicerie à des prix imbattables. Je recommande la sauce tomate et les sauces toutes prêtes pour les pâtes, ainsi que le chocolat qui sont vraiment meilleurs et moins chers qu'ailleurs. L'autre ENORME atout de Whole foods, c'est leur rayon hygiène et cosmétique très développé. Bien sûr, il faut toujours décoder la liste INCI car ici comme ailleurs il y a des marques pseudo-naturelles qui s'invitent... Mais il y a tant de choix qu'on est assuré de trouver chaussure à son pied.

3.- Le supermarché Trader Joe's
Situé au 142 east 14th Street (entre la 3e et la 4e avenue), celui-ci est un petit nouveau dans le quartier. Malgré celà, il est noir de monde et y faire ses courses en début de soirée relève du sport de haut niveau. La politique d'achat est sensiblement la même qu'à Whole foods, mais les prix sont encore plus doux, notamment pour la viande, qui lorsqu'elle n'est pas bio, est tout du moins garantie sans antibiotiques (antibiotics), sans conservateurs (preservatives) et nourrie avec une alimentation végétale sans OGM (GMO, Genetically modified organisms).

4.- Le fromager East Village Cheese
Au 40 3rd avenue, entre la 9e et 10e rues, vous trouverez sans mal la boutique de l'East Village cheese grâce à sa devanture entièrement recouverte de feuilles vantant les dernières promotions. Dans cet endroit, on achète du fromage local et du fromage d'importation à des prix dérisoires. Entre autres, on y trouve probablement le brie le moins cher du monde.
Pas de politique bio particulière, mais un gros gros choix de fromages de soja réputés pour leur goût, bien utiles pour les végétaliens (vegans) et les végétariens (veggies ou vegetarians). Par contre, n'en ayant jamais acheté, je n'ai pas eu l'occasion de me renseigner sur la présence éventuelle d'OGM...Désolée...

5.- La coopérative alimentaire de la 4e rue
La 4th St food co-op se situe 58 east 4th Street (entre Bowery et la 2nd avenue). Comme son nom l'indique il s'agit d'une coopérative qui fonctionne grâce à ses membres. Ceux qui choisissent d'y travailler bénévolement bénéficient d'une ristourne pouvant aller jusqu'à 25%. Par contre, nul besoin d'être membre pour venir y faire ses courses : tout le monde y est le bienvenu (mais bien entendu, pas de ristourne pour les non-membres). On y trouve des produits d'épicerie, des fruits et légumes frais, des produits d'entretien écologique, etc. Attention néanmoins à ne pas aller faire vos courses trop tard car le stock étant limité pour des questions de fraîcheur, il peut arriver que vous ne trouviez plus ce que vous cherchez dans les rayons.

  tomate exercice champignon qui oscille orange danse

Pour plus d'infos sur ces lieux, vous pouvez visiter leur site web :
- Calendrier des marchés fermiers de New-York,
- site web de Whole Foods New York,
- site web de Trader Joe's,
- site web de la 4th St food co-op.

Si vous souhaitez aller plus loin dans votre recherche, je vous recommande les liens suivants :
- un article pour acheter bio moins cher,
- le site GreenPeople de l'Association des consommateurs bio (Organic consumers association) qui propose un répertoire très complet de produits et de boutiques écologiques,
- un répertoire des CSA (Community supported agriculture), l'équivalent de nos AMAP,
- un répertoire des clubs d'acheteurs (buying clubs),
- un site qui promeut l'achat de nourriture locale,
- un répertoire des marchés fermiers par Etat.

 

Par Loussaille
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Jeudi 16 août 2007
       Vous savez peut-être qu'aux USA, l'étiquetage des produits contenant des OGM n'est pas obligatoire. S'il n'est donc pas spécifié "GMO-free", c'est soit qu'il y en a, soit que personne ne peut vous garantir qu'il n'y en a pas. Et bien, bientôt ça sera pareil pour les aliments contenant des produits issus du clonage    (si, si, vous avez bien lu).


       La FDA, c'est-à-dire la Food and Drug Administration américaine, vient d’autoriser la mise sur le marché de viande et de lait issus de clones et de rejetons de clones. Même si techniquement, les clones sont encore loin d’envahir les rayons produits laitiers et boucherie de vos supermarchés, les étiquettes du genre « clone-free », ce qui veut dire « sans organisme issus du clonage » ne vont pas tarder à fleurir. Par exemple, Ben & Jerry, la célèbre marque de glaces qui proclame déjà que son lait ne contient pas d’hormone de croissance, se fait déjà de la pub en disant qu’il est également clone-free (ce qui est, pour l’instant, aussi profond que de dire que l’eau contient 0 calorie, on s’en serait doutés). Rien de ce qui peut donner à leur magma hyper-calorique et hyper-rentable une image de produit alimentaire santé n’est laissé de côté.

       A l’inverse, les aliments contenant des organismes issus du clonage NE feront PAS l’objet d’étiquetage. C’est le même principe que les OGM, du moins en Amérique du Nord : s’il n’y a pas écrit sur l’emballage « GMO-free » (vous l’aurez deviné, ça veut dire « sans OGM »), c’est qu’il y a nécessairement des OGM, surtout, bien entendu, dans les produits lactés et carnés car avec quoi sont nourris les animaux et notamment les bovins si ce n’est avec du fourrage riche en OGM ? Avec des farines animales issues du clonage ? Pas encore mais, ça ne saurait tarder… La FDA et la Biotechnology Industry Organization déclarent que l’étiquetage n’est pas nécessaire. Cela veut dire, en langue de bois, que l’étiquetage est économiquement préjudiciable. En réalité, comme le reconnaît honnêtement l’International Dairy Foods Association, si l’étiquetage était imposé, les entreprises vendant du clone verraient leurs ventes baisser d’environ 15%.

        C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé quand l’étiquetage des acides gras « trans » (ou trans fat en anglais) a été rendu obligatoire. Grâce à la prise de conscience collective qui a suivi l’étiquetage, ceux-ci sont bannis par l’Etat de New York, d’abord dans les restaurants, y compris les fast foods, et bientôt dans les aliments vendus en épicerie.

        A quand une levée de drapeaux conséquente pour l’étiquetage des produits contenant des OGM et des organismes issus du clonage ? Quand la FDA tiendra-t-elle compte de l’avis (pas favorable du tout) de 2/3 des américains et ¾ des américaines ?

 

 

 

Quelques liens utiles :
le rapport préliminaire de la FDA : http://www.fda.gov/cvm/CloneRiskAssessment.htm

http://www.msnbc.msn.com/id/16383458/

http://www.fresnobee.com/201/story/22086.html

deux articles de la newsletter Vital Votes : http://www.mercola.com/2007/jan/9/can-you-avoid-cloned-meats.htm

http://www.mercola.com/2007/jan/20/clone-free-food-labeling-may-soon-be-a-reality-at-your-grocery-store.htm

un article du Los Angeles Times : http://www.latimes.com/news/nationworld/nation/la-sci-clones23dec23,0,4054324.story?coll=la-home-headlines,0,4054324.story?coll=la-home-headlines

un article du Washington post : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/12/24/AR2006122400561.html?nav=rss_technology"

Soyez sur vos gardes, pour que ça n'arrive pas en France... Car malgré la couverture de cette info aux USA, j'ai l'impression que cette énormité est passée quasi inaperçue du grand public...

Par Loussaille
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